Mon voyage au Cachemire

visite d'un atelier de fabrication de pashmina

Voilà, c'est le point d'orgue de mon voyage, celui que j'attends depuis le début la visite d'un atelier de pashmina. D'autant que j'ai eu la chance de rencontrer mon ami Mushtaq qui est lui-même le fils ainé d'une famille de tisserand. D'autant que la chance est que cet atelier réalise toutes les étapes de la confection d'un châle, du filage, à la broderie, du tissage à la teinture.

Le sommaire

La Visite de l'atelier de confection de châle pashmina à Srinagar

Une fois sortie de sa maison Mushtaq m’entraîne dans un dédale de ruelle du vieux Srinagar, ou nous altenons entre micro ruelle et traversé de petit bon. Puis nous arrivons, enfin à son atelier.
Mushtaq à deux frères dont je fait la connaissance, Ahmed qui s'occupe principalement de l'achat de la laine de Changtani qu'il achète auprès des éleveurs Changpa et Asaf qui lui s'occupe de la partie vente, que ce soit directement dans leur petite boutique ou directement à l'international. Si ceci est la répartition officielle des taches principales de chacun, tous, formés par leur défunt père garde un regard constant sur la production, l'atelier et les artisans. Et à les écouter je comprends que nous sommes ici dans une entreprise familiale. Familiale bien évidemment par le fait, que trois frère y travaillent, que cette entreprise se transmet de père en fils depuis 8 générations, mais familiale aussi par la relation qui les unis à chacun des employés/artisans. Car ce sont des familles mêlées. Si l'entreprise est transmise de génération en génération, les artisans actuels sont les fils d'artisan qui travaillait pour le père et ainsi de génération en génération.

Avant de commencer, la visite de l'atelier nous nous installons dans la boutique, à même le sol sur un magnifique pour partager. Il me parle de leur famille, de leur métier, de leur atelier. On sent l'amour qu'ils ont pour leur travail et les pashminas. Il me raconte chaque étape, allant des Hauts-plateau du Ladakh, ou Asaf va rencontrer les familles de nomade pour aller chercher la toison. Toison qui est exclusivement récolté par le peignage. Car si cette technique par rapport à la tonte est plus long est plus coûteuse, la qualité est largement supérieure. Et c'est pourquoi, cette famille a toujours fait le choix de la laine peignée. Ils n'ont qu'une obsession, la qualité et c'est pour cela qu'ils revendent une grande partie de leur production à des marques de luxe tels que Pashmina&Cachemire international, ou des clients prestigieux.


Puis il m'explique, les différentes étapes pour réaliser un pashmina : . Le thé est fini, c'est enfin l'heure de visiter le Workshop.

Filage de la laine pashmina

Mushtaq tiens à me faire visiter selon les différentes étapes qui servent à faire un châle pashmina, et c'est donc dans une première pièce ou a lieu le filage. Malheureusement, la saison n'est plus au lavage de la laine, ou au cardage et ne pourrais donc assister à ces étapes.
Nous rentrons dans une pièce, rafraîchit par de petit ventilateur, éclairé seulement à la lumière du jour, ou seul des femmes sont. Elles sont toute assise, pied nu sur un tapis, adossées au mur tout autour la pièce à filer la laine.
Mushtaq me confit que cette tache est exclusivement réservée aux femmes, qui sont plus fine, patiente et douce pour cette tache. Et que bien qu'une tache de l'ombre, elle est essentielle à la confection d'un Pashmina de Haute qualité comme le sont tous ceux qui sortent de leur atelier.
On me propose alors de m'y essayer, alors je m'assoie et l'on me tend un fuseau à bois et une poignée de laine. À peine, je le saisit que le fil casse instantanément. Je comprends alors toute la minutie que ce travail requière. Mais surtout lorsque j'essaye de ressaisir le fil, je me rends compte que le fils est si fin que je ne peux le voir avec mes yeux. La finesse de la laine des pashminas n'est pas un légende.

Teinture de la laine

Sortant de cette pièce et de l'atelier Mushtaq m’entraîne vers un petit bâtiment à l'extérieur, proche de la rivière. Il m'explique que c'est ici que l'on lave la laine mais surtout qu'a lieu la teinture de la laine.
Ils continuent à faire le choix du n'utiliser que des matières naturelles, pour la teinture. Bien que la pluspart des autres teinturiers utilisent désormais des teintures chimique venus d'Inde ou de Chine, lui te ses frères ne veulent pas. Bien que ces teintures soit le plus souvent plus économique et uniforme, elles ne sont pas traditionnel. Il veux avec ses frères préserver les savoirs-faire ancestraux. Ils se voient comme des messages, charger de transmettre au futurs génération. Et puis bien qu'il avoue que les couleurs chimique soit le plus souvent constante, éclatante, vive et quelque sommes plus moderne il préfère, l'aspect d'un châle teint avec des teintures naturelle. Et ces variations? Elles ne sont que la trace d'un savoir faire artisanal, véritable signature du luxe. Et dernière justification est la pollution. Il a conscience des enjeux actuels, et souhaite préserver sa terre.
Nous rentrons dans une pièce ou deux hommes s'affairent qui semblent être père et fils, dans cette pièce ouverte sur l'extérieur, de nombreux d'écheveau fraîchement teint s'égoutte au dessus de cuve en cuivre.
Le plus âgé plonge un écheveau, cherchant à faire correspondre la couleur à celle d'un modèle. Je trouve la couleur parfaite et identique. Mais il ne semble pas satisfait. Alors tels un druide, il rajoute un peu de cette poudre, un peu de ces fleurs.

Teinture de écheveau

Tissage d'un châle pashmina

Nous retournons ensuite dans le bâtiment principal et pénétrons dans une pièce à l'ambiance totalement opposé. Ici tout est calme, bercé par le son répétitif des métiers à tisser. Trois hommes s'agitent chacun derrière un grand métier à tisser en bois. Mushtaq m'explique que les deux métiers à tissé de droite, tisse des pashminas uni, sans motifs. Pashmina qui pourrons ensuite être vendu ainsi, réalisé le plus souvent dans des couleurs tel que le beige, le blanc ou même rose ou bleu. Ou pourrons ensuite passer dans la pièce des broderies, afin de réaliser les châles sozni. À gauche, ou s'affaire le plus vieux des tisserands, est confectionné un pashmina Kani. C'est un châle à motifs, ou ici le motif n'est pas brodé mais directement réalisé lors du tissage. Nous nous rapprochons un peu, et je vois un homme extrêmement concentrer, presque en transe, afin de reproduire à la perfection le motif représenté sur le patron qu'il a devant lui.

Tissage d'un pashmina

Broderie Sozni

Nous nous dirigeons enfin dans la dernière pièce de l'atelier, qui est une grande pièce dotée de large fenêtre pour laisser entrer la lumière. C'est la pièce consacrée aux broderies Sozni des pashminas. Dans la pièce sont assis adossés aux murs une dizaines de jeunes hommes, la tête penchée vers leurs genoux où se situe un pashmina qu'il sont en train de border.
Leur travail est remarquable, il réalise de véritable chef-d'œuvre avec leur aiguille, reproduisant le plus souvent des motifs floraux ancestraux répondant au doux nom de Jammawar, Booti dar, Neem dar.
Mushtaq et les brodeurs m'expliquent tout sur comment est réalise cette broderie.

  1. Un maitre brodeur ou Naquash réalise un dessin du motif à réaliser
  2. Un sculpteur en réalise un tampon en bois.
  3. Le tampon est appliqué sur le Pashmina
  4. Un brodeur va venir, faire les contours te le remplissage du motif en brodant à l’aiguille
broderie sozni d'un pashmina